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lundi 20 février 2012

Singulière connivence entre Mourou et Wajdi Ghanim


Abdelfattah Mourou, avocat de son état, et accessoirement co-fondateur d’Ennahdha a su se frayer une place particulière dans les médias grâce à ses talents d’orateur et ses positions publiques «modérées». Or voici qu’une vidéo de Mourou en compagnie de Wajdi Ghanim, le prédicateur salafiste égyptien nous fait découvrir une autre facette du personnage.
Le prêcheur radical du Caire s’est prononcé clairement contre la démocratie, puisque «ce type de mode de gouvernement basé sur l’avis de la majorité, pourrait hisser au pouvoir des partis mécréants». Il s’agit donc de se conformer strictement aux lois divines pour éviter ces errements par trop humains. La démocratie est donc, selon Wajdi Ghanim, une hérésie occidentale, impropre à régner en terre d’Islam. On relèvera que cette affirmation n’a pas été acceptée par toutes les personnalités présentes. Certains ont même tenté de s’y opposer, même s’il leur manquait la faconde de Ghanim. Mais Abdelfattah Mourou, connu pour être un partisan d’un Islam «light» n’a pas jugé bon d’intervenir sur le champ.
Mieux. Parlant des progressistes, Mourou déclarera même «ce sont nos adversaires, mais nous ne devons pas afficher notre inimitié, parce que nous visons leurs fils, leurs femmes, et leurs petits-enfants. Leurs fils et leurs filles sont chez nous aujourd’hui. Notre but est de séparer la pensée des enfants de celles des parents». Une tactique pragmatique et délibérée, donc, pour conquérir la «cible» par étapes. Or, relève-t-il, «l’étape suivante sera plus difficile. Parce que nous avons le pouvoir, et nous risquons de nous ramollir». Vous avez dit "light"?

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